mardi 18 décembre 2007

Lyon rate son sacre d'automne


Le Paris SG a replongé dans la zone de relégation (18e) après son revers au Parc des Princes contre Toulouse (2-1), tandis que Lyon, fatigué après Glasgow, a raté l'occasion de devenir champion d'automne en concédant le nul contre Nice (0-0), samedi lors de la 18e journée.


Cette fois, le président Alain Cayzac, livide après cette nouvelle défaite (marquée notamment par une incroyable mésentente entre Camara et Landreau), a dû reconnaître "une crise aiguë" au PSG. La semaine sera chargée, avec une réunion au sommet entre le président, son conseil d'administration et les actionnaires. Qui va être limogé? Qui va démissionner ? Alain Cayzac ? Paul Le Guen ? "Envisager toutes les solutions, ça veut dire toutes", a commenté laconiquement le président du club de la capitale.


Le PSG, qui se déplacera à Saint-Etienne la semaine prochaine pour finir la saison, n'aura donc pas gagné un seul match au Parc des Princes (4 nuls et 6 défaites) lors de cette phase aller! Lyon, qui aurait pu devenir champion d'automne dès samedi, a dû se contenter du nul à Gerland contre Nice (0-0), et devra attendre un éventuel faux-pas de Nancy, qui se déplace à Strasbourg dimanche, ou le choc Nancy-Lyon la semaine prochaine, pour être fixé.


Avec ce nul (le deuxième de la saison à Gerland), Lyon possède 5 points (38) d'avance sur l'ASNL (33). Si Nancy ne gagne pas dimanche, l'OL sera alors champion d'automne. Nice, avec ce 8e match sans défaite, reste à la 7e place.Dans le bas du classement, Lille a fait la bonne opération en cédant sa place de relégable au PSG, à la faveur de son succès à domicile contre Saint-Etienne (3-0). Le LOSC gagne 4 places et grimpe à la 14e position.


Plus bas encore, le choc des mal classés Metz-Sochaux a souri aux Franc-Comtois (1-2), emmenés pour la première fois par Jean-Luc Ruty, intérimaire nommé après le limogeage de Frédéric Hantz cette semaine. Et Sochaux, 19e, n'est plus qu'à 3 points du PSG! A Metz, lanterne rouge, le temps semble compté pour Francis De Taddeo.Au rayon des entraîneurs en position inconfortable, Pierre Dréossi (Rennes) et Jean-Pierre Papin (Lens) ont encore vécu un week-end épouvantable.


Les Bretons (12e) ont été giflés à domicile (1-2) par Caen, qui se hisse à la 6e place. Et l'hémorragie (14 buts encaissés en 6 défaites consécutives en L1) continue pour Rennes alors que la rumeur Guy Lacombe circule en Bretagne.Pour Lens, une première faute de main inhabituelle de Runje a coûté cher aux Sang et Or (16e à un point du PSG), battus finalement 2 à 0 (doublé de Menez) à Monaco. Et l'ASM grappille 4 places (8e).


Auxerre, battu par le Paris SG la semaine passée, a été corrigé (3-0) par Valenciennes (4e) et peut s'inquiéter, à la 17e place, à un point du club parisien. Le Mans monte à la 3e place mais a manqué une belle occasion de compiler les points contre Lorient (0-0). Après Strasbourg-Nancy, la journée se terminera dimanche par Bordeaux-Marseille. L'OM aura-t-il digéré l'humiliation contre Liverpool ?


Source : Le Matin

Maroc : 17.000 contrats saisonniers pour l'Espagne


«Les producteurs locaux sont satisfaits! Nous pensons porter à environ 10.000 le nombre des recrues pour les prochaines campagnes», s'exclamait, il y a quelques mois, Juan Antonio Millãn Jaldõn, maire de Cartaya, petite bourgade de la province de Huelva, en Andalousie.


La déclaration n'était pas de la poudre aux yeux puisque, aujourd'hui, 12.000 femmes marocaines, à destination de l'Espagne pour un emploi saisonnier, abordent la dernière ligne droite de leurs démarches. Mieux encore, ce contingent sera porté à 17.000 personnes, en faveur d'une demande formulée par la partie espagnole, la semaine dernière, faisant état d'un besoin en main d'œuvre de 5.000 travailleuses (lire interview).


Etalés sur une période allant de trois à six mois, ces jobs sont principalement orientés vers l'agriculture, en l'occurrence la cueillette des fraises, des pommes, des poires, etc., à travers des contrats établis en bonne et due forme, garantissant aux travailleuses les mêmes droits que ceux dont bénéficierait un citoyen de l'Union européenne.


L'initiative porte la griffe «Anapec» à travers son projet-pilote «Appui institutionnel à la circulation des personnes», né en 2005 dans le cadre du programme Meda II, ainsi qu'en vertu de la convention signée avec la municipalité de Cartaya. Dix-sept mille emplois à l'international, ce n'est pas rien, notamment si l'on prend en considération que ce chiffre, en 2003, était de 330, pour passer à 494 l'année suivante.


Sur la période 2001-2007, le nombre des travailleurs marocains ayant quitté le territoire pour un emploi provisoire, en toute légalité, affiche près de 10.000 personnes, dont plus de 5.000 rien que pour l'année 2007. L'Espagne reste le premier pourvoyeur d'emplois, devançant de plusieurs encablures la France, puis l'Italie, dont les rapports avec l'Anapec commencent à se dessiner. Nous parlons bien entendu d'emplois via l'Agence nationale.


«Le placement à l'international est l'une des missions faisant partie intégrante de l'Anapec. Il faut souligner à ce propos une reconnaissance à l'échelle mondiale de ce dispositif-pilote, toujours perfectible certes, mais qui commence à donner des résultats fort importants. Nous sommes en train de tisser une relation particulière avec notre voisin espagnol et, à mon sens, ce genre d'opérations est le seul capable de mettre un terme au phénomène de l'immigration clandestine», explique Hafid Kamal, DG de l'Anapec. Et c'est, justement, le véritable enjeu de pareille initiative. Certes, une campagne s'étalant au maximum sur six mois permet à un Marocain de gagner beaucoup plus d'argent qu'il ne pourrait le faire pendant une année de travail au Maroc. A titre d'exemple, une travailleuse dans les champs peut gagner jusqu'à 250 euros (environ 2.800 DH) par semaine, sans devoir s'acquitter des frais de loyer ni des charges inhérentes, puisque le logement est mis à disposition par l'employeur. De là à envisager que l'augmentation des travailleurs légalement immigrés est de nature à réduire le nombre des rêveurs de l'Eldorado. Sur un autre registre, ce process avait généré un problème tout à fait légitime pour des sans-emploi: celui du retour. En effet, au tout début des premières opérations du genre, les candidats ayant remporté haut la main «l'examen» d'immigrer légalement le temps d'une campagne, se transformaient en candidats à l'immigration clandestine, évitant ainsi un retour au pays.


La chose n'allait pas durer, puisque les conditions de traverser le détroit allaient être au sujet d'une refonte en profondeur : pour décrocher son ticket, il faudrait impérativement être mère de famille à charge. C'est un peu dur, certes, mais le comportement des travailleurs a été tel qu'il a fallu imposer des règles draconiennes car celles établies au départ ont, tout simplement, été bafouées. «Jusqu'à l'année dernière, le retour était un véritable problème. Mais depuis, l'Anapec a modifié ses critères de présélection pour donner la priorité aux femmes mariées ayant des enfants.


Chose qui fait que le taux de retour au Maroc devrait s'élever à 95% cette année», explique pour sa part Eduardo Martin Toval, conseiller du travail et des affaires sociales à l'ambassade d'Espagne à Rabat. A ce propos, le taux de retour en 2004 affichait à peine le chiffre de 20%.


En revanche, un immigré provisoire qui fait preuve de bon respect des règles du jeu se voit attribuer, de facto, un droit de retour en Espagne l'année suivante, lors de la prochaine campagne avec, à la clé, la possibilité de travailler dans la même entreprise. Parallèlement, le placement à l'international est en train de s'ouvrir sur d'autres perspectives. «Le travail de manière légale a pris les allures d'une autre forme de coopération, depuis que nous collaborons de gouvernement à gouvernement. Le processus est gratuit, transparent et efficace.


Source : Le Matin

Maroc : Ouled Ziane se prépare pour l'Aïd


A l'approche de l'Aïd El Kébir, les quais de départ de la gare routière Ouled Ziane enregistrent une grande affluence de voyageurs.


Les guichets sont pris d'assaut par les habitants de la cité blanche qui cherchent à rejoindre diverses destinations du pays. Les va-et-vient se font dans tous les sens. L'ambiance atteint son comble à l'intérieur de cet espace de voyage. Tout le monde se bouscule dans un joyeux désordre pour acheter un billet.


«C'est quasiment le même décor à chaque période de l'Aïd. Les guichets sont presque fermés, alors que certains vendeurs de billets sont déchaînés à la vue de clients potentiels. Ils guettent les voyageurs pour leur proposer des tickets au noir à des prix plus élevés», souligne Lahcen, qui tente de prendre l'autocar pour Agadir. Pourtant, les responsables du transport ont établi à l'avance une nouvelle stratégie de gestion pour organiser ce secteur durant la fête de l'Aïd Al-Adha.


Ils ont ainsi tenu plusieurs réunions avec les transporteurs afin de faire face à l'affluence débordante des voyageurs. Dans ce cadre, 1.600 autorisations exceptionnelles ont été délivrées au niveau du Grand Casablanca.


«Durant cette période, on enregistre 600 à 650 départs quotidiens. Cependant, durant les deux jours avant l'Aïd, on prévoit une flotte d'environ 1.000 autocars pour transporter le grand flux de passagers», explique Abdelatif Essaf, directeur de la gare routière Ouled Ziane.


Et d'ajouter que parfois, le nombre de voyageurs est inférieur aux prévisions des responsables, d'où le cumul des autocars à l'intérieur de la gare. «Ces efforts sont loin de couper court aux magouilles des courtiers déchaînés qui harcèlent les voyageurs désemparés», rétorque Halima, une sexagénaire en voyage à Safi. «Pendant toute l'année, nous sommes obligés de brader les tarifs pour transporter les gens.


Un billet d'un prix de 130 DH pouvait se vendre à 100 ou à 90 DH. Aujourd'hui, c'est à nous de tirer profit de la situation, puisque les gens veulent à tout prix passer la fête en famille», répond sans détour un courtier. Un autre un peu plus diplomate justifie cette pratique par le besoin de couvrir les charges de voyage.


«Les autocars en partance vers la majorité des villes du Royaume reviennent à Casablanca complètement vides», a-t-il déclaré. A ce propos, Abdelatif Essaf affirme que «malgré les mesures répressives prises à l'encontre des fraudeurs, il est tout de même difficile de combattre leurs combines de façon définitive. Toutefois, d'année en année, on arrive à réduire leur marge de manoeuvre». Et de préciser que la direction a verrouillé toutes les issues menant à la gare afin d'interdire la vente de billets au noir.


Dans ce cadre, deux équipes de la sécurité routière sont mises en place en permanence aux alentours de la gare afin d'appeler les usagers à se diriger vers les guichets.


Par ailleurs, l'accès au quai est entièrement contrôlé par des vigiles qui vérifient le cachet de la direction sur l'ensemble des billets. Ce dispositif de sécurité est également renforcé par la présence d'une équipe de contrôle de prix pour recevoir les plaintes des voyageurs.


Cependant, selon les habitués de cette gare, malgré les mesures de sécurité et de répression mises en place par les responsables, le voyage de Ouled Ziane en période de l'Aïd est tout sauf une partie de plaisir.


Source : Le Matin

Maroc : Reprise des débats au Parlement


Les débats au sein de l'institution législative autour des textes de la moralisation de la vie publique, soumis une autre fois au Parlement, seront-ils houleux comme lors de la précédente législature ?


En tout cas, les parlementaires n'auront à débattre que les amendements que le gouvernement a introduits après le rejet du conseil constitutionnel de certaines dispositions des trois lois organiques relatives aux représentants, aux conseillers et aux membres du conseil constitutionnel lui-même. Les parlementaires de l'opposition comptent bien saisir l'occasion pour jouer leur rôle et animer le débat autant que faire se peut. C'est ce que déclare Lahcen Daoudi, du Parti de la lampe, qui indique que les partis de l'opposition iront jusqu'au bout. " L'expertise est du côté du gouvernement. Les parlementaires, eux, ne disposent pas d'assez de spécialistes pour juger la conformité des lois avec la Constitution.


Nous allons jouer notre devoir. Le PJD a renforcé ses capacités en experts en commission", dit-il. Said Ameskane, chef du groupe du Mouvement populaire à la première Chambre, revient à la case départ. Il estime, en effet, que logiquement un parlementaire n'est pas tenu de déclarer son patrimoine, car il n'est pas un ordonnateur : " qu'est-ce qu'il va voler ? Et dans quelle finalité doit-il déclarer son patrimoine ? Mais la décision du conseil constitutionnel est incontestable. " Chez les rangs du groupe de l'Istiqlal, on signale que la décision du conseil constitutionnel est louable, car elle rend les textes plus clairs. Mais Latifa Bennani Smires, chef du groupe, tient à souligner que les parlementaires istiqlaliens tiennent à ce que la déclaration du patrimoine englobe les ministres également pour une raison d'équité.


C'est cette dernière requête qui a fait susciter des débats animés au sein de l'institution législative au cours de la précédente législature. Les textes avaient traîné à cause de ces discussions et n'ont été entérinés qu'à la fin de la dernière session de printemps. En principe, les lois organisationnelles doivent impérativement passer par le conseil constitutionnel avant d'être publiées au Bulletin officiel. Cette instance a fait deux remarques quant aux trois textes.


La première est relative à l'octroi d'un délai supplémentaire aux membres du conseil constitutionnel qui ne déclarent pas leur patrimoine ou dont la déclaration n'est pas complète ou imprécise. Le projet de loi prévoyait un délai de trois mois, mais l'amendement introduit par le gouvernement ajoute une autre échéance d'un mois précédée d'un avertissement avant de procéder aux sévères sanctions. La deuxième remarque est moins importante et est relative à la forme. Dans le texte entériné par le Parlement, les parlementaires sont appelés à déclarer leur patrimoine après la fin de leur mandat, sinon ils seront contraints de verser une amende. Le conseil constitutionnel estime qu'à la fin du mandat, il ne faut pas recourir aux lois organisationnelles mais plutôt au code pénal, car les parlementaires deviennent de simples citoyens.


Selon les observateurs, a priori, les discussions en commission autour de ces deux amendements ne seront pas houleuses, car les débats ont assez duré lors de la précédente législature. De ce fait, les textes de la moralisation de la vie publique ne risqueront pas de traîner et pourront passer au cours de cette première session parlementaire. C'est l'avis aussi des députés de la majorité qui signalent que les textes sont prêts à être adoptés après leur transfert au Parlement. Il est à rappeler que les projets de loi de la déclaration du patrimoine ont suscité une grande polémique au Parlement, notamment les textes organisationnels relatifs aux deux Chambres de l'institution parlementaire.


Un véritable blocage a été exercé par les conseillers qui ont mis du temps à discuter les textes en commission. Il a fallu plusieurs mois de stagnation et maintes réunions avant l'adoption desdits projets.


Source : Le Matin